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Les protections hygiéniques doivent-elles être gratuites ?
L'ALTERNATIVE : LA CULOTTE DE RÈGLES  | Apr, 2020

Les protections hygiéniques doivent-elles être gratuites ?

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Être une femme a un coût !

Depuis quelques années, la question du coût des protections hygiéniques pour les femmes a fait son entrée dans le débat public.

Il était temps ! Le phénomène est d’ampleur. Rappelons que les règles concernent en moyenne 38 ans de la vie d’une femme, soit 450 menstruations. Avec une moyenne de cinq jours de règles par cycle menstruel, les femmes doivent porter des protections hygiéniques 2280 jours durant leur vie !

Le coût financier est conséquent. En France, les associations estiment que les femmes dépensent entre 5 et 8 euros par mois pour l’achat de protections périodiques. En prenant en compte les dépenses les plus basses, on aboutit à 65 euros par an soit 2470 pour toute une vie. Au Royaume-Uni, une étude de la BBC en 2017 a estimé ce coût global à 1550 livres (1730 euros).

Sans compter les autres frais liés aux règles : achat d’antidouleurs, visites chez le gynécologue, rachats de sous-vêtements neufs et de linge de lit. Même en minimisant ces frais, on aboutit à un coût de 100 à 150 euros par an. En 2015, le Huffington Post a dévoilé une estimation du coût global induit par les règles : au Royaume-Uni, une femme dépenserait en moyenne 18 000 livres (23 500 euros) tout au long de sa vie, tous frais confondus, soit 675 euros par an !

 

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Un coût qui creuse des inégalités existantes

En France, 15,5 millions de femmes sont concernées par la question des règles. Un quart de la population française est contrainte de dépenser plus d’argent pour un phénomène biologique qu’elle n’a pas choisi. Un facteur d’inégalité économique, donc, notamment entre hommes et femmes. 

Ces inégalités s’accroissent selon les publics concernés. Les femmes vivant dans la précarité sont plus susceptibles de connaître ce qu’on appelle désormais la « précarité menstruelle ». 1,7 millions de femmes en France seraient concernées. Femmes sans domicile fixe, collégiennes issues de familles défavorisées, travailleuses aux revenus fragiles, étudiantes vivant sous le seuil de pauvreté… toutes n’ont pas le pouvoir d’achat suffisant pour se procurer protège-slips et/ou tampons et serviettes hygiéniques.

Cette précarité a des conséquences parfois dramatiques sur l’hygiène féminine et la santé des femmes : les solutions d’urgence improvisées (tissu absorbant, papier journal, éponges, boue) ou le fait de garder un tampon à applicateur trop longtemps peuvent entraîner des irritations du vagin, des allergies ou des infections plus graves. On pense ici au syndrome du choc toxique, rare, mais potentiellement mortel, ou bien à la dangerosité des coupes menstruelles fabriquées à partir de bouteilles en plastique par certaines femmes en prison comme l’a révélé l’Obs en mars 2019. Autre conséquence dramatique : le décrochage scolaire. En effet, de nombreuses collégiennes victimes de la précarité menstruelle préfèrent rester chez elles plutôt que de se rendre au collège lorsqu’elles ont leurs règles. Selon l’Ifop, 21% des filles et des femmes déclarent ainsi ne pas aller à l’école ou ne pas sortir par manque de protections intimes adaptées.

Cette difficulté à se procurer des protections hygiéniques touche de nombreuses femmes dans le monde. Une étude de 2017 au Royaume-Uni montre qu’une femme sur 10 a déjà manqué d’argent au point de ne pas acheter de protections hygiéniques. Et cela demeure un tabou. En Afrique, ce n’est pas moins d’une fille scolarisée sur dix qui est concernée par ce problème selon l’UNICEF.

 

La gratuité des protections hygiéniques en débat

Les règles sont « un sujet de politiques publiques ». C’est ce qu’a déclaré en 2019 Marlène Schiappa, Secrétaire d’état à l’Égalité hommes/femmes lors d’une réunion consacrée à la lutte contre la précarité menstruelle.

Le combat a commencé par des actions citoyennes (collectes, manifestations, pétitions) menées par des associations telles que « Règles élémentaires », les « Restos du cœur » ou des collectifs comme « Ça va saigner » et « Les Glorieuses ». A Paris, des mairies ont mis en place des « boîtes à dons » où l’on peut déposer des protections hygiéniques. Enfin, certaines marques, aux côtés d’associations, ont lancé des campagnes de lutte contre la précarité menstruelle en distribuant gratuitement des serviettes jetables et autres produits d’hygiène et protections féminines.

En 2016, un premier pas a été franchi avec la baisse de la TVA sur les protections périodiques, qui est passée de 20% à 5,5%, une mesure visant à inciter les marques à baisser leurs prix. En 2019, un projet de loi est lancé par Marlène Schiappa en vue de tester un dispositif de distribution gratuite et permanente de protections dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, prisons). Certaines mairies ont pris les devants : dans le Xème arrondissement de Paris, cinq collèges ont été fournis en distributeurs de protections gratuites labellisées en coton bio.

La France suivra-t-elle le modèle écossais ? Depuis 2018, en Ecosse, les protections périodiques sont en effet gratuites dans les écoles et les universités. Une jeune fille peut se procurer une serviette hygiénique, un protège-slip ou toute autre protection périodique sans avoir à payer pour cela. Une première mondiale dans la lutte contre la précarité menstruelle.

Finalement, le débat sur la précarité menstruelle a aussi le mérite de poser la question des types de protections hygiéniques à privilégier dans un avenir proche. Trop chères, écologiquement dommageables, les protections classiques n’appartiennent-elles pas à une période révolue ? 

 

La culotte menstruelle : une solution à long terme ?

Après la cup et la serviette lavable, place à la nouvelle révolution menstruelle : la culotte menstruelle. A la fois absorbantes et imperméables, les culottes menstruelles sont écologiques, anti fuites, lavables et donc réutilisables pendant plusieurs années (2 à 7 ans selon les marques). Contrairement aux serviettes lavables, elles garantissent une protection pour une durée maximale de 12 heures en moyenne grâce à leur grand niveau d’absorption et peuvent être utilisées en complément d’un tampon ou d’une coupe menstruelle (en cas de flux plus abondant). Elles sont également zéro déchet et bien plus intéressante sur le plan écologique en comparaison des protections classiques souvent pointées du doigt (traces de pesticides, de substances chimiques, présence de plastique et coût environnemental de ces produits jetables). 

Certes, la culotte menstruelle représente un coût si l’on considère que son prix moyen est de 30 euros. Mais elle offre un potentiel indéniable pour l’avenir : ne constitue-t-elle pas un investissement à court terme pour une réduction des dépenses à long terme ? Peut-être une solution à la fois économiquement et écologiquement durable.

 

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Publié le : Apr, 2020
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